Derrière le succès d’AGA assurances collectives se trouvent deux leaders animés par la générosité : Martin Papillon et Chantal Dufresne. Reconnaissants envers ceux qui ont cru en eux, ils transforment leur réussite en levier pour les autres. Par leur engagement exceptionnel envers l’Université Laval, qui dépasse le million de dollars, ils rejoignent le cercle prestigieux des Cent-Associés, devenant les 63e membres de ce programme emblématique.
Des trajectoires qui se rejoignent
Certaines rencontres changent une vie. Et il y a celles qui en redessinent deux d’un même souffle. C’est dans un cadre professionnel, au bureau, que Martin Papillon et Chantal Dufresne ont vu naître leur histoire. Mais avant de se croiser, leurs carrières suivaient des chemins bien différents…
Martin Papillon grandit à Québec dans un milieu modeste. Fils d’un ouvrier d’usine de pâtes et papiers, il se découvre une passion pour les mathématiques appliquées. Au cégep, un conseiller d’orientation le dirige donc vers l’actuariat. C’est la révélation. Quand Martin Papillon repense à son parcours, il revient toujours au même point d’ancrage : l’Université Laval. « Ça a changé ma vie », dit-il sans détour, avant d’ajouter : « L’École d’actuariat, c’était un programme extraordinaire, tellement bien structuré. J’y ai appris à être un vrai professionnel. Ça m’a ouvert les portes d’une carrière florissante qui m’a mené plus loin que je ne l’aurais jamais pensé. »
Chantal Dufresne provient d’un milieu très différent : ses parents hébergent et prennent soin de personnes âgées souffrant de troubles psychiatriques. À la maison, on apprend tôt la patience, l’empathie, l’attention à l’autre. Elle se souvient : « Quand tu baignes là-dedans, c’est normal pour toi. C’est plus tard que j’ai compris que mes parents ont consacré leur vie à accueillir des personnes marginalisées. Je réalise la générosité et l’ouverture à la différence qu’ils m’ont inculquées. »
Côté études, elle se tourne vers la comptabilité, décroche son titre de CPA puis celui d’administratrice de société certifiée, et travaillera plusieurs années en cabinet. L’expérience est formatrice, mais au tournant des années 2000, elle se sent à la croisée des chemins : « Je cherchais plus d’action et de responsabilités! »
Martin, lui, est alors un jeune actuaire plein d’ambition. Déjà un pied dans l’entrepreneuriat, il est en affaires avec deux associés. Pour son bureau en pleine expansion, il cherche un contrôleur qui s’occupera des finances et de l’administration de l’entreprise afin qu’il puisse se concentrer sur les clients.
C’est donc il y a 25 ans, que leur rencontre advient. « La première fois qu’on s’est vus, c’est lui qui m’a interviewée et engagée! », dit Chantal en souriant.
Le pari AGA
En 2013, ils font le grand saut et décident de racheter le cabinet AGA assurances collectives. Leur objectif est clair : en faire un chef de file pancanadien dans l’assurance et les rentes collectives. Ensemble ils réussissent et continuent de voir, aujourd’hui encore, toujours plus loin. Depuis le début de cette aventure, les tâches sont bien délimitées. Martin s’occupe de la stratégie d’affaires, des ventes et du développement de produits; Chantal est responsable des opérations.
La philanthropie, une réflexion qui évolue
Plus AGA grandit, plus le succès répond présent et plus l’idée de redonner prend de la place. En fait, elle a toujours été là. Martin raconte qu’au début, il donnait à l’Université Laval des montants modestes, qui reflétaient le salaire d’un jeune gradué. Il recevra plus tard une invitation qui changera sa perspective. En 2016, pour le lancement de la 7e Grande campagne de financement de l’Université Laval, il reçoit une lettre d’invitation signée d’André Desmarais. Il se retrouve bientôt dans les bureaux de Power Corporation, entouré de grands philanthropes, se demandant ce qu’il fait là. « J’étais un petit donateur. Mais M. Desmarais, un gentleman extraordinaire, a conquis toute la salle en 45 minutes. C’est là que j’ai compris qu’on peut tous contribuer, à la mesure de nos moyens. »
Depuis, quand son alma mater l’invite à donner, il dit toujours oui. Comme pendant la pandémie, lorsqu’un fonds d’urgence a été mis en place pour soutenir la relève étudiante en difficulté financière. Ce n’est pour lui pas une décision, mais un réflexe.
Aujourd’hui, les engagements du couple se sont multipliés. Ils soutiennent particulièrement la Faculté des sciences et de génie et Entrepreneuriat ULaval. « Quand j’ai appris la création du programme Les Cent-Associés, j’ai trouvé que c’était une idée incroyable et j’ai été emballé sur-le-champ… J’espérais seulement avoir les moyens de le faire avant que le programme atteigne ses 100 membres! », confie Martin.
Donner, soutenir, mentorer
Chez eux, l’engagement dépasse cependant l’aspect financier. Ils veulent partager leur expérience, leur réseau et leurs conseils à la relève. Martin voit dans Entrepreneuriat ULaval un écosystème de ressources comme il s’en fait peu. « C’est précieux d’avoir des gens d’expérience qui viennent guider les jeunes entrepreneurs, dit-il. Ce genre de forums leur offre des outils pour réussir grâce à ce qui ne peut être appris dans les salles de classe traditionnelles. » Selon Chantal, pour être entrepreneur, il n’y a pas de mode d’emploi. Comme pour être parent. « Tu avances, tu te trompes, tu réessaies. On apprend en faisant, en expérimentant, en prenant des risques intelligents », poursuit-elle.
Leur parcours est un exemple pour les étudiantes et étudiants : oser, apprendre, persévérer, et surtout, ne jamais perdre de vue que réussir, c’est aussi transmettre. Pour eux, l’université demeure le meilleur terrain d’essai. Le moment où on n’a rien à perdre. Le moment où tout peut commencer, et où tous les chemins sont ouverts.
Si Martin et Chantal peuvent donner un réel élan aux plus jeunes vers ce champ des possibles, leur objectif philanthropique aura été atteint.