Depuis plus de 30 ans que je pratique en planification financière, j’ai vu la philanthropie évoluer. Elle s’inscrit aujourd’hui plus clairement dans une réflexion globale, en lien avec l’ensemble de la situation financière des personnes donatrices.
Donner autrement
On ne donne plus uniquement à partir de liquidités. Des actifs comme des actions cotées en bourse, des parts de fonds communs, une police d’assurance vie ou un don intégré à son testament peuvent aussi être mis à contribution pour soutenir les causes qui nous tiennent à cœur. Cette façon de faire permet souvent d’augmenter la portée de son engagement philanthropique sans alourdir son budget courant, en mobilisant des ressources déjà détenues de manière cohérente et durable.
Dans ce contexte, le don d’actions cotées en bourse constitue une avenue particulièrement intéressante. Il ne s’agit pas de vendre ses titres pour ensuite faire un don en argent, mais bien de les transférer directement à un organisme de bienfaisance reconnu, comme l’Université Laval1.
Deux avantages fiscaux déterminants
Le don d’actions permet de bénéficier de deux mesures fiscales complémentaires.
- Un traitement avantageux du gain en capital
Le gain accumulé sur les titres n’est pas imposé lorsque ceux-ci sont donnés directement à un organisme de bienfaisance. - Un crédit d’impôt pour la valeur du don
Un reçu est émis pour la juste valeur marchande des actions au moment du don. Il donne droit à un crédit d’impôt d’autour de 50 %, selon le revenu.
Ces deux mesures, combinées, permettent de réduire de façon significative le coût réel du don, tout en maximisant le soutien apporté à la cause qui vous est chère.
« Pour les personnes qui détiennent des placements ayant pris de la valeur et qui réfléchissent à la meilleure façon d’appuyer une cause, le don d’actions est définitivement une option à considérer. »

Une approche philanthropique en forte progression
Au Canada, le don de titres cotés en bourse figure parmi les formes de dons dont la croissance est la plus marquée. Selon des données récentes du secteur philanthropique, la valeur de ces dons a été multipliée par cinq entre 2018 et 2024, témoignant de l’intérêt grandissant pour cette approche2.
1 Au Canada, les universités comme l’Université Laval sont des organismes sans but lucratif. Elles détiennent aussi le
statut d’organisme de bienfaisance enregistré, ce qui leur permet d’émettre des reçus officiels pour fins d’impôt.
2 Selon le Rapport « Tendances des dons de bienfaisance 2018-2024 », Canada Helps
*Le taux du crédit d’impôt pour don varie selon le revenu. À titre indicatif, le taux combiné fédéral–provincial se situe généralement entre 48,22 % et 53 %. L’exemple présenté repose sur un taux d’imposition de 53 %.